L’histoire d’un scandale

La météo est sinistre par chez nous. À déprimer les plus optimistes. Un gris digne d’une chanson de Jacques Brel, celle où le canal s’est perdu, puis pendu (coucou Le Plat Pays !). Ceux qui vivent quelque part dans l’hémisphère sud sont priés de ne pas se vanter de leur ciel bleu. Berlin au mois de février, c’est une ville un peu vide que les touristes fuient pour des destinations plus attrayantes ; une période de l’année au cours de laquelle les étudiants  ont disparu, plongés soudain avec une frénésie toute hivernale dans les révisions (les examens ont chaussé des bottes de sept lieux).

D’ailleurs, ne soliloquons pas et embrayons (joyeusement !) sur le sujet du jour ! Lire la suite

Le premier des 9 novembres

[Petite parenthèse à l’heure américaine

Avouons-le, j’ai écrit cet article hier, encore dans l’expectative, le regard tourné vers l’Amérique. Le monde a retenu son souffle. Alors? Âne (symbole démocrate) ou Éléphant (républicain) à la Maison Blanche? J’imagine ne pas avoir été la seule à me précipiter aux nouvelles ce matin, armée d’un café bien noir, bien chaud, bien fort. Bon bon bon. Il y a sûrement beaucoup à dire mais disons que je me demande, parfois, ce que raconteront les historiens du futur (les historiens-to-be-to-be-to-be, etc.) sur nous et notre folle époque. Parenthèse refermée !]

Revenons à nos moutons et au 9 novembre. Lire la suite

Mutinerie, révolte…et plus si affinités

La météo est maussade et les Berlinois aussi. Le ciel semble vouloir nous tomber sur la tête (par Toutatis !) avec l’insistance triste d’une chanson de Jacques Brel (coucou Le Plat Pays). J’ai reçu une véritable montagne de lettres pour Archibald qui se porte mieux, rassurez-vous. Son succès lui monte un peu la tête et il fanfaronne en me menaçant de se mutiner, mais à part cela tout va bien. Lire la suite

Budapest se souleva

Le coup de Trafalgar d’Archibald

Si je suis restée silencieuse depuis le 3 octobre (date de mon dernier article), cela n’a rien à voir avec une honteuse paresse estudiantine. Dimanche dernier, je vous avais préparé un bel article, long comme le Mississippi. Nous étions le 15 octobre, jour d’arrestation (122 ans plus tôt) d’un certain Alfred Dreyfus. Oui mais voilà. L’informatique et moi, visiblement, cela fait deux (j’assume le cliché de l’étudiante en Histoire poussiéreuse qui passe ses journées dans les allées sinistres d’archives peuplées de rats affamés). Lire la suite

3.10.1990: et la parenthèse se referma

Un mois de silence, c’est long, je l’avoue. Mais la vie estudiantine est impitoyable, croyez-moi. On se croit en vacances et une pluie de mémoires à rendre nous dégringole sur le dos. Pire que le crachin londonien. Un véritable déluge d’heures passées devant son ordinateur (coucou Archibald !), déluge digne de celui qui a englouti l’Atlantide (oui, j’ai souvent tendance à l’exagération). Lire la suite

Paris…libérée !

Paris, Archibald et moi 

Pendant un instant, l’idée de ne pas écrire sur ce blog pour cause de « vacances » (bien méritées me brûle les lèvres, je vous en fais grâce, après tout, on dit toujours ça) m’a effleurée. Mais il m’a été impossible de ne pas le faire (heureux vous !) pour la simple et bonne raison qu’Archibald m’a poursuivie jusqu’au bord de la mer. Lire la suite

Kennedy, Berlin et l’ONU

Par chez nous, dans nos contrées du Nord, le thermomètre s’amuse à dépasser les 35 degrés, drapant Berlin de sa robe d’été. Der Sommer ist da ! [l’été est là] : les berlinois plongent dans les lacs qui parsèment la capitale, traversent les grandes avenues à vélo, bravant le soleil et l’orage proche et survivent (difficilement) à la fournaise des transports en commun (je parle d’expérience). L’air transporte des parfums de tilleuls en fleurs et de barbecues géants organisés dans le Tiergarten. On a presque envie de s’écrier un tonitruant : Ich bin ein Berliner ! (nous y reviendrons). Lire la suite